Groupe pharmacothérapeutique : extraits allergéniques, acariens de la poussière de maison
Code ATC : V01AA03
Mécanisme d'action
ACARIZAX est un produit d'immunothérapie allergénique. L'immunothérapie allergénique consiste en l'administration répétée d'allergènes à des patients allergiques afin de modifier la réponse immunologique à l'exposition à l'allergène.
L'effet pharmacodynamique de l'immunothérapie allergénique cible le système immunitaire, mais le mécanisme d'action complet et précis sous-tendant l'effet clinique n'est pas encore entièrement élucidé. Il a été démontré que le traitement par ACARIZAX augmente les IgG4 spécifiques des acariens de la poussière de maison et induit une réponse anticorps systémique entrant en compétition avec les IgE pour la liaison aux allergènes des acariens. Cet effet peut être observé dès la 4e semaine après l'instauration du traitement.
L'effet d'ACARIZAX cible la cause sous-jacente de la maladie respiratoire induite par les acariens de la poussière de maison, et son efficacité clinique a été démontrée tant pour les voies aériennes supérieures qu'inférieures. ACARIZAX assure une protection durable, conduisant à un meilleur contrôle de la maladie, à une qualité de vie améliorée se manifestant par un soulagement des symptômes, à un moindre recours à des médicaments additionnels et à un risque réduit d'exacerbation.
Efficacité clinique chez l'adulte
L'efficacité du traitement par ACARIZAX 12 SQ-HDM dans la maladie respiratoire allergique induite par les acariens de la poussière de maison a été évaluée dans deux essais randomisés en double aveugle contre placebo, avec différents critères d'évaluation et différentes populations de patients. Les deux tiers des sujets étaient sensibilisés à d'autres allergènes en plus des acariens. La sensibilisation aux seuls acariens ou aux acariens associés à un ou plusieurs autres allergènes n'a pas affecté les résultats des essais.
Des données complémentaires issues d'une étude en chambre d'exposition allergénique et d'une étude menée à doses inférieures ont également été présentées.
Rhinite allergique :
Étude MERIT (MT-06)
L'étude MERIT a inclus 992 adultes présentant une rhinite allergique modérée à sévère induite par les acariens de la poussière de maison et utilisant un traitement de la rhinite. Les sujets ont été randomisés pour recevoir 12 SQ-HDM, 6 SQ-HDM ou un placebo quotidiennement pendant un an, et tous avaient accès à la pharmacothérapie standard de la rhinite. Tout au long de l'essai, les sujets ont bénéficié de visites d'évaluation spécialisées environ tous les 2 mois.
Le critère d'évaluation principal était le score combiné quotidien total moyen de la rhinite (TCRS) évalué au cours des 8 dernières semaines de traitement.
Le TCRS correspondait à la somme du score de symptômes de rhinite et du score de médication de la rhinite. Pour le score de symptômes, 4 symptômes nasaux (rhinorrhée, obstruction nasale, prurit nasal, éternuements) étaient évalués quotidiennement sur une échelle de 0 à 3 (symptômes absents, légers, modérés, sévères), soit une plage de 0 à 12. Le score de médication correspondait à la somme des corticostéroïdes nasaux administrés (2 points par bouffée, max. 4 bouffées par jour) et des antihistaminiques oraux (4 points par comprimé, max. 1 comprimé par jour), soit une plage de 0 à 12. La plage du TCRS était donc de 0 à 24.
Les critères secondaires clés pré-définis comprenaient également le score combiné total de la rhinoconjonctivite et la qualité de vie en rhinoconjonctivite (RQLQ).
Des analyses post-hoc des journées d'exacerbation de rhinite ont également été réalisées pour illustrer la pertinence clinique des résultats.
Une exacerbation de rhinite était définie comme une journée durant laquelle le sujet revenait à un niveau de symptômes suffisamment élevé pour répondre au critère d'inclusion dans l'étude : un score de symptômes de rhinite d'au moins 6 ou d'au moins 5 avec un symptôme coté sévère.
semaines de traitement
Placebo (moyenne ajustée + 1/2 de la largeur de l'IC à 95 % de la différence des moyennes ajustées)
12 SQ-HDM (moyenne ajustée + 1/2 de la largeur de l'IC à 95 % de la différence des moyennes ajustées)
TCRS – score combiné total de la rhinite
Étude MERIT : score combiné total de la rhinite au cours du temps
TCRS : score combiné total de la rhinite (symptômes + score de médication). Le critère principal était le TCRS quotidien moyen pendant les 8 dernières semaines de traitement environ (semaines ~44–52).
Valeurs moyennes ajustées du TCRS au cours du temps avec barres d'erreur correspondant à la différence des moyennes ajustées. Des intervalles non chevauchants indiquent une différence statistiquement significative.
Résultats de l'étude MERIT
12 SQ-HDM
Placebo
Effet du traitement
Critère principal
N
Score
N
Score
Différence absolue c
Différence relative d
valeur de p
Score combiné total de la rhinite
FAS-MI a (moyenne ajustée)
318
5,71
338
6,81
1,09 [0,35 ; 1,84]
-
0,004
FAS b (moyenne ajustée)
284
5,53
298
6,76
1,22 [0,49 ; 1,96]
18 %
0,001
FAS b (médiane)
284
5,88
298
7,54
1,66
22 %
-
Critères secondaires clés pré-définis
N
Score
N
Score
Différence absolue c
Différence relative d
valeur de p
Score de symptômes de rhinite
FAS b (moyenne ajustée)
284
2,76
298
3,30
0,54 [0,18 ; 0,89]
16 %
0,003
FAS b (médiane)
284
2,98
298
3,98
1,00
25 %
-
Score de médication de la rhinite
FAS b (moyenne ajustée)
284
2,22
298
2,83
0,60 [0,08 ; 1,13]
21 %
0,024
FAS b (médiane)
284
2,83
298
4,00
1,17
29 %
-
Score combiné total de la rhinoconjonctivite
FAS b (moyenne ajustée)
241
7,91
257
9,12
1,21 [0,13 ; 2,28]
13 %
0,029
FAS b (médiane)
241
8,38
257
10,05
1,67
17 %
-
Score du Questionnaire de qualité de vie en rhinoconjonctivite (RQLQ(S))
FAS b (moyenne ajustée)
229
1,38
240
1,58
0,19 e [0,02 ; 0,37]
12 %
0,031
FAS b (médiane)
229
1,25
240
1,46
0,21
14 %
-
Résultats de l'étude MERIT
12 SQ-HDM
Placebo
Effet du traitement
Critères post-hoc
N
Proportion
N
Proportion
Odds ratio f [IC 95 %]
valeur de p
Probabilité d'une journée d'exacerbation de rhinite
FAS (estimation) b
284
5,33 %
298
11,14 %
0,45 [0,28 ; 0,72]
0,001
Probabilité d'une journée d'exacerbation de rhinite malgré la pharmacothérapie
FAS (estimation) b
284
3,43 %
298
6,50 %
0,51 [0,32 ; 0,81]
0,005
N : nombre de sujets du groupe de traitement avec données disponibles pour l'analyse. IC : intervalle de confiance
a FAS-MI : population d'analyse complète avec imputations multiples. Les sujets ayant interrompu le traitement avant l'évaluation d'efficacité ont été affectés au groupe placebo dans l'analyse. Pour l'analyse principale (FAS-MI), seule la différence absolue était pré-spécifiée.
b FAS : population d'analyse complète. Toutes les données disponibles sont utilisées dans toute la mesure du possible, c.-à-d. les sujets ayant fourni des données durant la période d'évaluation d'efficacité.
c Différence absolue : placebo moins 12 SQ-HDM, intervalle de confiance à 95 %.
d Différence relative versus placebo : placebo moins 12 SQ-HDM divisé par placebo.
e La différence entre 12 SQ-HDM et placebo était essentiellement portée par des différences sur trois domaines : troubles du sommeil, gêne dans les activités quotidiennes et symptômes nasaux.
f Odds ratio pour exacerbation de rhinite : 12 SQ-HDM versus placebo.
Données complémentaires – rhinite allergique
Dans une étude de phase II randomisée en double aveugle contre placebo, 124 adultes atteints de rhinite allergique induite par les acariens ont été exposés à l'allergène en chambre d'exposition allergénique. Avant chaque exposition, les sujets observaient une période de wash-out de toute pharmacothérapie antiallergique. Après la dernière exposition à l'allergène à 24 semaines de traitement par 12 SQ-HDM, 6 SQ-HDM ou placebo, le score moyen de symptômes de rhinite était de 7,45 [6,57 ; 8,33] dans le groupe placebo et de 3,83 [2,94 ; 4,72] dans le groupe 12 SQ-HDM, soit une différence absolue de 3,62 et une différence relative de 49 % (IC 95 % [35 % ; 60 %], p < 0,001). La différence entre 12 SQ-HDM et placebo était également statistiquement significative à la semaine 16 (scores moyens 4,82 et 6,90, différence de 2,08 soit 30 %, IC 95 % [17 % ; 42 %], p < 0,001) et à la semaine 8 (scores moyens 5,34 et 6,71, différence de 1,37 soit 20 %, IC 95 % [7 % ; 33 %], p = 0,007).
Asthme allergique :
Étude MITRA (MT-04)
L'étude MITRA a inclus 834 adultes atteints d'asthme allergique induit par les acariens, insuffisamment contrôlé sous corticoïdes inhalés (CSI) quotidiens à une dose équivalente à 400–1200 µg de budésonide. Avant la diminution de la dose de CSI, tous les sujets ont reçu 12 SQ-HDM, 6 SQ-HDM ou un placebo en complément de leur traitement existant par CSI et bêta-2-agoniste de courte durée d'action, pendant une période de 7 à 12 mois. Aucune phase de titration visant à établir la dose minimale d'entretien de CSI n'a été conduite avant la randomisation. L'efficacité a été évaluée par le délai jusqu'à la première exacerbation d'asthme modérée à sévère pendant la diminution des CSI au cours des 6 derniers mois de la période de traitement de 13–18 mois.
La définition d'une exacerbation modérée d'asthme était remplie si le sujet présentait au moins l'un des 4 critères suivants, entraînant une modification du traitement :
Réveil nocturne ou aggravation des symptômes : réveil nocturne nécessitant des bêta-2-agonistes de courte durée d'action (SABA) deux nuits consécutives, ou augmentation du score quotidien de symptômes ≥ 0,75 par rapport au début pendant deux jours consécutifs.
Augmentation de l'utilisation des SABA : augmentation des doses initiales de SABA pendant deux jours consécutifs (augmentation minimale : 4 bouffées/jour).
Détérioration de la fonction pulmonaire : diminution ≥ 20 % du DEP par rapport au début pendant au moins deux matinées/soirées consécutives, ou diminution ≥ 20 % du VEMS par rapport au début.
Consultation médicale : consultation aux urgences ou au centre d'étude pour un traitement de l'asthme ne nécessitant pas de corticoïdes systémiques.
Une exacerbation sévère d'asthme était définie par la survenue d'au moins l'une des deux situations suivantes :
Nécessité de corticoïdes systémiques pendant ≥ 3 jours
Consultation aux urgences avec corticoïdes systémiques ou hospitalisation ≥ 12 heures.
Étude MITRA
Illustration des données d'efficacité principales : évolution dans le temps du risque d'exacerbation d'asthme modérée ou sévère pendant la diminution/le sevrage des CSI. Sur le graphique, le temps = 0 sur l'axe représente le moment où la dose de CSI a été diminuée de 50 %. Après environ 3 mois, soit au temps = 90 jours, les CSI ont été complètement arrêtés chez les sujets n'ayant pas présenté d'exacerbation.
Résultats de l'étude MITRA
12 SQ-HDM
Placebo
Efficacité 12 SQ-HDM versus placebo
valeur de p
N
n (%)
N
n (%)
Hazard ratio [IC 95 %]
Réduction du risque a
Critère principal
Toute exacerbation, modérée ou sévère (FAS-MI) b
282
59 (21 %)
277
83 (30 %)
0,69 [0,50 ; 0,96]
31 %
0,027
Toute exacerbation, modérée ou sévère (FAS) c
248
59 (24 %)
257
83 (32 %)
0,66 [0,47 ; 0,93]
34 %
0,017
Analyses pré-définies par composante des critères principaux
Réveil nocturne ou aggravation des symptômes c
248
39 (16 %)
257
57 (22 %)
0,64 [0,42 ; 0,96]
36 %
0,031
Augmentation de l'utilisation des SABA c
248
18 (7 %)
257
32 (12 %)
0,52 [0,29 ; 0,94]
48 %
0,029
Détérioration de la fonction pulmonaire c
248
30 (12 %)
257
45 (18 %)
0,58 [0,36 ; 0,93]
42 %
0,022
Exacerbation sévère c
248
10 (4 %)
257
18 (7 %)
0,49 [0,23 ; 1,08]
51 %
0,076
N : nombre de sujets du groupe de traitement avec données disponibles pour l'analyse.
n (%) : nombre et pourcentage de sujets du groupe répondant aux critères
IC : intervalle de confiance
a estimée par le hazard ratio
b FAS-MI : population d'analyse complète avec imputations multiples. Les sujets ayant interrompu le traitement avant l'évaluation d'efficacité ont été affectés au groupe placebo dans l'analyse.
c FAS : population d'analyse complète. Toutes les données disponibles sont utilisées dans toute la mesure du possible.
Des analyses post-hoc des symptômes d'asthme et du traitement symptomatique utilisé au cours des 4 dernières semaines de traitement avant la diminution de la dose de CSI ont également été réalisées pour étudier l'effet d'ACARIZAX en complément des corticoïdes inhalés. Les analyses portaient sur les scores de symptômes diurnes et nocturnes, les réveils nocturnes et l'utilisation des SABA. Ces analyses ont mis en évidence des différences numériques constamment en faveur de 12 SQ-HDM par rapport au placebo pour tous les paramètres étudiés au cours des 4 dernières semaines avant la diminution des CSI. Les différences n'étaient statistiquement significatives que pour le score de symptômes diurnes (p = 0,0450) et la probabilité d'absence de réveils nocturnes (p = 0,0409).
Données complémentaires – asthme allergique
Dans une étude de phase II randomisée en double aveugle contre placebo, 604 sujets âgés de ≥ 14 ans atteints d'asthme allergique induit par les acariens contrôlé par corticoïdes inhalés (100–800 µg de budésonide) et présentant des antécédents cliniques de rhinite allergique induite par les acariens ont été randomisés pour environ un an de traitement par 1, 3 ou 6 SQ-HDM ou placebo. À la semaine 4 de la dernière phase d'évaluation, la différence moyenne par rapport au début dans la dose quotidienne de CSI était de 207,6 µg de budésonide dans le groupe 6 SQ-HDM et de 126,3 µg dans le groupe placebo, soit une différence absolue de 81 µg de budésonide par jour (IC 95 % [27 ; 136], p = 0,004). La réduction relative moyenne et médiane de l'utilisation des CSI par rapport au début était de 42 % et 50 % pour 6 SQ-HDM et de 15 % et 25 % pour le placebo. Dans une analyse post-hoc d'un sous-groupe (N = 108) présentant un moindre contrôle de l'asthme et une utilisation de CSI ≥ 400 µg de budésonide, la différence moyenne par rapport au début dans la dose quotidienne de CSI était de 384,4 µg de budésonide dans le groupe 6 SQ-HDM et de 57,8 µg dans le groupe placebo, soit une différence absolue de 327 µg de budésonide par jour entre 6 SQ-HDM et placebo (IC 95 % [182 ; 471], p < 0,0001, analyse post-hoc).
Population pédiatrique
Efficacité clinique chez l'enfant
L'efficacité du traitement par ACARIZAX 12 SQ-HDM dans la maladie respiratoire allergique induite par les acariens chez l'enfant a été évaluée dans deux essais randomisés en double aveugle contre placebo. L'objectif principal était d'évaluer l'efficacité dans la rhinite allergique dans l'essai MT-12 et dans l'asthme allergique dans l'essai MT-11.
Rhinite allergique :
Enfants âgés de 5 à 11 ans
Essai MATIC (MT-12)
L'efficacité du traitement par ACARIZAX 12 SQ-HDM dans la rhinite allergique induite par les acariens chez les enfants âgés de 5 à 11 ans a été évaluée dans un essai randomisé en double aveugle contre placebo (essai MATIC (MT-12)).
L'essai MATIC (MT-12) a inclus 1 458 enfants (âgés de 5 à 11 ans) atteints de rhinite/rhinoconjonctivite allergique modérée à sévère induite par les acariens (TCRS moyen initial 18,3). Environ 40 % de la population de l'essai rapportait un asthme concomitant à l'inclusion. Les sujets ont été randomisés pour recevoir 12 SQ-HDM ou un placebo quotidiennement pendant environ un an et avaient accès à la pharmacothérapie standard de la rhinite et de la conjonctivite.
Le critère principal était le score combiné quotidien total moyen de la rhinite (TCRS) évalué au cours des 8 dernières semaines de traitement.
Le TCRS quotidien correspondait à la somme du score quotidien de symptômes de rhinite (DSS) et du score quotidien de médication de la rhinite (DMS).
Pour le score de symptômes, 4 symptômes nasaux (rhinorrhée, obstruction nasale, éternuements, prurit nasal) étaient évalués quotidiennement sur une échelle de 0 à 3 (symptômes absents, légers, modérés, sévères), soit une plage de 0 à 12. Le score de médication correspondait à la somme des corticostéroïdes nasaux administrés (max. 8 points/jour) et des antihistaminiques oraux (max. 4 points/jour), soit une plage de 0 à 12. La plage du TCRS était donc de 0 à 24.
Après un an de traitement par 12 SQ-HDM, une différence absolue des moyennes ajustées de 0,97 (IC 95 % [0,50 ; 1,44]) et une différence relative de 22 % (p < 0,0001) ont été observées par rapport au placebo. L'effet du traitement peut varier d'un patient à l'autre selon le statut de la maladie allergique.
L'apparition de l'effet clinique a été observée après 8 semaines de traitement (p = 0,01).
Essai MATIC : score combiné total de la rhinite au cours du temps
TCRS : score combiné total de la rhinite (symptômes + score de médication).
TCRS mesuré comme moyenne sur des périodes d'évaluation de 2 semaines débutant à la semaine 8 et à la semaine 16.
Le critère principal était le TCRS quotidien moyen au cours des 8 dernières semaines de traitement environ (semaines ~44–52).
Valeurs moyennes ajustées du TCRS au cours du temps avec barres d'erreur correspondant à la différence des moyennes ajustées. Des intervalles non chevauchants indiquent une différence statistiquement significative entre les groupes.
Résultats de l'étude MATIC
12 SQ-HDM
Placebo
Effet du traitement
Critère principal
n
Score
n
Score
Différence absolue b
Différence relative c
valeur de p
Score combiné total de la rhinite
FAS a (moyenne ajustée)
693
3,44
706
4,41
0,97 [0,50 ; 1,44]
22,0 %
< 0,0001
Estimation de sensibilité 1 e
727 f
3,45
731 f
4,42
0,97 [0,49 ; 1,44]
21,9 %
< 0,0001
Critères secondaires clés pré-définis
n
Score
n
Score
Différence absolue b
Différence relative c
valeur de p
Score de symptômes de rhinite
FAS (moyenne ajustée)
693
1,50
706
1,92
0,43 [0,23 ; 0,62]
22,2 %
< 0,0001
Score de médication de la rhinite
FAS (moyenne ajustée)
693
1,44
706
1,94
0,49 [0,18 ; 0,80]
25,3 %
0,0016
Score combiné total de la rhinoconjonctivite
FAS (moyenne ajustée)
693
4,01
706
5,16
1,15 [0,58 ; 1,71]
22,2
< 0,0001
Critères secondaires pré-définis
n
Score
n
Score
Différence absolue b
Différence relative c
valeur de p
Questionnaire pédiatrique de qualité de vie en rhinoconjonctivite (PRQLQ)
FAS (moyenne ajustée)
695
0,84
690
1,01
0,17 [0,08 ; 0,25]
16,6 %
< 0,0001
Critères secondaires pré-définis
n
Proportion
n
Proportion
Odds ratio d [IC 95 %]
valeur de p
Journées d'exacerbation de rhinite
FAS (estimation)
693
0,025
706
0,044
0,56 [0,42 ; 0,74]
< 0,0001
Journées de rhinite légère
FAS (estimation)
693
0,318
706
0,209
1,77 [1,27 ; 2,47]
0,0008
Critères exploratoires pré-définis
n
Proportion
n
Proportion
Odds ratio d [IC 95 %]
valeur de p
Journées sans symptômes de rhinite
FAS (estimation)
693
0,200
706
0,116
1,90 [1,37 ; 2,66]
0,0002
n : nombre de sujets dont les observations contribuent à l'analyse. IC : intervalle de confiance
a FAS : population d'analyse complète. Toutes les données disponibles sont utilisées dans toute la mesure du possible, c.-à-d. les sujets ayant fourni des données durant la période d'évaluation d'efficacité.
b Différence absolue : placebo moins 12 SQ-HDM, intervalle de confiance à 95 %.
c Différence relative versus placebo : placebo moins 12 SQ-HDM divisé par placebo.
d Odds ratio pour exacerbation de rhinite, journées de rhinite légère et journées sans symptômes de rhinite : 12 SQ-HDM versus placebo. Journées d'exacerbation de rhinite (jours avec DSS de rhinite à 6 ou 5 avec un score de symptôme individuel à 3 (symptôme difficile à supporter, entraînant une altération des activités de la vie quotidienne et/ou du sommeil)).
e Estimation de sensibilité de l'effet clinique : pour les sujets ayant interrompu le traitement en raison d'un manque d'efficacité ou d'effets indésirables liés au traitement, les données manquantes ont été imputées à partir du groupe placebo. Pour les arrêts dus à d'autres raisons, les données manquantes ont été imputées à partir de leur propre groupe de traitement.
f Pour l'estimation de sensibilité 1, n inclut les sujets avec observations imputées.
L'analyse en sous-groupes du critère principal (TCRS) selon le statut asthmatique initial a montré une différence absolue des moyennes ajustées de 1,26 (IC 95 % [0,46 ; 2,06]) chez les enfants avec asthme concomitant et de 0,77 (IC 95 % [0,19 ; 1,36]) chez ceux sans asthme concomitant. Une analyse poolée du TCRS sur 5 essais de phase III chez des patients atteints de rhinite allergique induite par les acariens traités par 12 SQ-HDM ou placebo a montré une différence absolue des moyennes ajustées de 1,27 (IC 95 % [0,82 ; 1,72]) chez les patients avec asthme concomitant (n = 1 450) et de 0,81 (IC 95 % [0,49 ; 1,13]) chez ceux sans asthme concomitant (n = 2 595).
En faveur du placebo
différence avec IC 95 %
valeur de p
Absolue
Différence absolue de traitement (IC 95 %)
En faveur de 12 SQ-HDM
Statut asthmatique initial
Sans asthme Avec asthme
Essai MATIC : forest plot de la différence de traitement sur le TCRS quotidien moyen dans les sous-groupes selon le statut asthmatique initial – cas observés (FAS)
IC = intervalle de confiance, FAS = population d'analyse complète, n = nombre de sujets dont les observations contribuent à l'analyse, TCRS = score combiné total de la rhinite
Les analyses pré-spécifiées des critères liés à l'asthme évaluaient le score quotidien de symptômes d'asthme, l'utilisation des SABA, les jours sans SABA et les réveils nocturnes nécessitant des SABA. Les résultats ont montré des différences numériques constamment en faveur de 12 SQ-HDM par rapport au placebo pour les 4 paramètres. Les différences étaient statistiquement significatives pour le score quotidien de symptômes d'asthme (p = 0,0259) et les réveils nocturnes nécessitant des SABA (p = 0,0279).
Enfants âgés de 5 à 17 ans Essai MAPIT (MT-11)
L'objectif principal était de démontrer l'efficacité d'ACARIZAX 12 SQ-HDM versus placebo chez les enfants et adolescents (5 à 17 ans) atteints d'asthme allergique induit par les acariens, sur la base d'exacerbations d'asthme cliniquement pertinentes après au moins 4 mois de traitement. ACARIZAX 12 SQ-HDM était administré en complément du traitement de fond de l'asthme (CSI à faible dose et bêta-2-agonistes de longue durée d'action [LABA] ou CSI à dose moyenne/élevée avec ou sans LABA). La population de l'essai présentait également des antécédents cliniques de rhinite allergique induite par les acariens, quelle qu'en soit la sévérité (TCRS > 0 à l'inclusion ; TCRS moyen initial 9,0). L'étude MT-11 n'était pas conçue pour évaluer l'effet clinique sur la rhinite allergique. Les résultats pour les critères de rhinite TCRS, DSS et DMS sont présentés dans le tableau ci-dessous.
Résultats de l'étude MAPIT
12 SQ-HDM
Placebo
Effet du traitement
Critères secondaires additionnels pré-définis a
n
Score
n
Score
Différence absolue b
Différence relative c
valeur de p d
Score combiné total de la rhinite
0,30
FAS e (moyenne ajustée)
253
2,16
259
2,46
[-0,22 ; 0,81]
12,1 %
0,2597
Score de symptômes de rhinite
0,12
FAS (moyenne ajustée)
253
0,55
259
0,67
[-0,04 ; 0,28]
18,2 %
0,1349
Score de médication de la rhinite
0,12
FAS (moyenne ajustée)
253
1,27
259
1,40
[-0,24 ; 0,48]
8,8 %
0,5071
FAS : population d'analyse complète. n : nombre de sujets dont les observations contribuent à l'analyse.
a Critères de rhinite
b Différence absolue : placebo moins 12 SQ-HDM, intervalle de confiance à 95 %.
c Différence relative versus placebo : placebo moins 12 SQ-HDM divisé par placebo.
d Les valeurs de p n'ont pas été ajustées pour la multiplicité. Les analyses doivent donc être considérées comme exploratoires.
e Toutes les données disponibles sont utilisées dans toute la mesure du possible.
Adolescents âgés de 12 à 17 ans
L'efficacité du traitement par ACARIZAX 12 SQ-HDM dans la rhinite allergique induite par les acariens chez l'adolescent a été évaluée dans deux études randomisées en double aveugle contre placebo (P001 et TO-203-3-2). Dans ces études, les adolescents faisaient partie de la population d'étude.
L'étude P001 a inclus 189 adolescents (sur un total de 1 482 sujets) atteints de rhinite/rhinoconjonctivite allergique modérée à sévère induite par les acariens, avec ou sans asthme. Les sujets ont été randomisés pour recevoir 12 SQ-HDM ou un placebo quotidiennement pendant environ un an, et tous avaient libre accès à la pharmacothérapie standard de la rhinite.
Le critère principal était le TCRS quotidien moyen évalué au cours des 8 dernières semaines de traitement.
Après un an de traitement par 12 SQ-HDM, le sous-groupe adolescent a montré une différence absolue des médianes de 1,0 (IC 95 % [0,1 ; 2,0]) et une différence relative de 22 % (p = 0,024) par rapport au placebo.
L'étude TO-203-3-2 a inclus 278 adolescents (sur un total de 851 sujets randomisés) atteints de rhinite allergique persistante modérée à sévère induite par les acariens. Les sujets ont été randomisés pour recevoir 12 SQ-HDM, 6 SQ-HDM ou un placebo quotidiennement pendant environ un an, et tous avaient libre accès à la pharmacothérapie standard de la rhinite.
Le critère principal était le TCRS quotidien moyen évalué au cours des 8 dernières semaines de traitement.
À la fin de l'étude, après un an de traitement par 12 SQ-HDM, le sous-groupe adolescent a montré une différence absolue des médianes de 1,0 (IC 95 % [0,1 ; 1,9], p = 0,037) et une différence relative de 20 % par rapport au placebo.
Sous-groupes adolescents
12 SQ-HDM
Placebo
Effet du traitement
Critère principal : TCRS
N
Score
N
Score
Différence absolue
Différence relative d
valeur de p
P001
FAS (moyenne ajustée)
76
3,6
84
4,8
1,2 a [0,1 ; 2,3]
25 %
< 0,05
FAS (médiane)
76
3,3
84
4,3
1,0 b [0,1 ; 2,0]
22 %
0,024
TO-203-3-2
FAS (moyenne ajustée)
99
4,1
92
5,1
1,0 c [0,1 ; 1,9]
20 %
0,037
FAS (médiane)
99
4,2
92
5,2
1,0
19 %
-
TCRS : score combiné total de la rhinite
a : ANCOVA
b : estimateur de Hodges-Lehmann avec intervalles de confiance à 95 % (analyse principale dans l'étude P001)
c : modèle linéaire à effets mixtes (analyse principale dans l'étude TO-203-3-2)
d : différence relative versus placebo : placebo moins 12 SQ-HDM divisé par placebo
Asthme allergique :
Enfants âgés de 5 à 17 ans
L'essai MAPIT (MT-11) a inclus 533 enfants et adolescents (5 à 17 ans) atteints d'asthme allergique induit par les acariens. Les sujets avaient des antécédents d'exacerbations d'asthme récentes sous traitement antiasthmatique préventif (CSI à faible dose et LABA ou CSI à dose moyenne/élevée avec ou sans LABA). Les sujets ont été randomisés pour environ 24 à 30 mois de traitement quotidien par 12 SQ-HDM ou placebo en complément du traitement antiasthmatique préventif. Le critère principal était le taux annualisé d'exacerbations d'asthme cliniquement pertinentes calculé comme le nombre d'exacerbations par an et par sujet pendant la période d'évaluation d'efficacité.
Le rate ratio ajusté (12 SQ-HDM divisé par placebo) était en faveur de 12 SQ-HDM, mais il n'y avait pas de différence statistiquement significative de l'effet du traitement entre les groupes (rate ratio = 0,89, IC 95 % [0,60 ; 1,31], p = 0,54).
Parmi les sujets inclus dans l'essai MAPIT (MT-11), le taux d'exacerbations d'asthme au cours de l'essai était globalement faible dans les deux groupes de traitement et a diminué d'environ 67 % pendant la pandémie de COVID-19 par rapport au niveau pré-pandémique, ce qui peut avoir contribué à l'incapacité à détecter une différence statistiquement significative (pour les informations sur l'utilisation chez l'enfant, voir rubrique 4.2).
L'Agence européenne des médicaments a accordé une dérogation à l'obligation de soumettre les résultats des études avec ACARIZAX chez les enfants âgés de moins de 5 ans présentant une allergie respiratoire induite par les acariens (traitement de la rhinite allergique, traitement de l'asthme).
Population âgée
ACARIZAX n'est pas destiné aux patients de plus de 65 ans (voir rubrique 4.2). Les données de sécurité et de tolérance chez les patients de plus de 65 ans sont limitées.
Traitement au long cours
Les recommandations internationales préconisent une cure de 3 ans pour l'immunothérapie allergénique afin d'obtenir une modification de la maladie. Des données d'efficacité sont disponibles pour 18 mois de traitement par ACARIZAX dans l'étude MITRA. L'efficacité à long terme n'a pas été établie.
⚠️ Mises en garde
Asthme
L'asthme est un facteur de risque connu de réactions allergiques systémiques graves.
Les patients doivent être informés qu'ACARIZAX n'est pas destiné au traitement des exacerbations aiguës d'asthme. En cas d'exacerbation aiguë d'asthme, des bronchodilatateurs de courte durée d'action doivent être administrés. Si les bronchodilatateurs de courte durée d'action sont inefficaces ou si davantage d'inhalations qu'à l'accoutumée sont nécessaires, le patient doit consulter un médecin.
Les patients doivent être informés qu'en cas d'aggravation soudaine de l'asthme, ils doivent consulter immédiatement un médecin.
ACARIZAX doit initialement être utilisé en complément et non en remplacement du traitement existant de l'asthme. L'arrêt brutal du traitement antiasthmatique préventif n'est pas recommandé après l'instauration du traitement par ACARIZAX. La diminution de la dose doit être progressive sous surveillance médicale, conformément aux recommandations de prise en charge de l'asthme.
Réactions allergiques systémiques graves
Le traitement doit être interrompu et un médecin contacté immédiatement en cas de réactions allergiques systémiques graves, d'exacerbation sévère d'asthme, d'œdème de Quincke, de difficultés à déglutir, de difficultés respiratoires, de modifications de la voix, d'hypotension ou de sensation de plénitude dans la gorge. L'apparition de symptômes systémiques peut comprendre bouffées vasomotrices, prurit, sensation de chaleur, gêne générale, et agitation/anxiété.
Le traitement de première intention des réactions allergiques systémiques graves est l'adrénaline (épinéphrine). Chez les patients traités par antidépresseurs tricycliques, inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) et/ou inhibiteurs de la catéchol-O-méthyltransférase (COMT), les effets de l'adrénaline peuvent être potentialisés, avec des conséquences potentiellement fatales. Les effets de l'adrénaline peuvent être diminués chez les patients traités par bêta-bloquants.
Chez les patients atteints de maladie cardiaque, le risque de réactions allergiques systémiques peut être accru. L'expérience clinique du traitement par ACARIZAX chez les patients atteints de maladie cardiaque est limitée.
Cela doit être pris en considération avant l'instauration de l'immunothérapie allergénique.
L'instauration du traitement par ACARIZAX doit être soigneusement évaluée chez les patients ayant des antécédents de réaction allergique systémique après administration sous-cutanée d'immunothérapie allergénique aux acariens, et les moyens de traitement des réactions éventuelles doivent être disponibles. Cela repose sur l'expérience post-commercialisation d'un comprimé sublingual similaire destiné à l'immunothérapie de l'allergie aux pollens de graminées. Cette expérience suggère que le risque de réactions systémiques graves peut être accru chez les patients ayant déjà développé une réaction allergique systémique grave après une immunothérapie sous-cutanée aux pollens de graminées.
Inflammation de la cavité buccale
Chez les patients présentant une maladie inflammatoire buccale sévère (p. ex. lichen plan buccal, ulcères ou aphtes buccaux), une lésion buccale, ou après chirurgie buccale incluant une extraction dentaire, ou après une perte dentaire, l'instauration du traitement doit être différée et le traitement en cours temporairement interrompu pour permettre la cicatrisation de la cavité buccale.
Réactions allergiques locales
Pendant le traitement par ACARIZAX, le patient est exposé à l'allergène responsable des symptômes allergiques. Des manifestations allergiques locales sont donc attendues durant le traitement. Ces réactions sont habituellement légères à modérées, mais des réactions oropharyngées plus sévères peuvent survenir. Si le patient présente des réactions allergiques locales significatives durant le traitement, l'administration d'un médicament antiallergique (p. ex. antihistaminiques) doit être envisagée.
Œsophagite à éosinophiles
Des cas d'œsophagite à éosinophiles ont été rapportés en lien avec le traitement par ACARIZAX. Les patients présentant des symptômes gastro-œsophagiens sévères ou persistants, tels que dysphagie ou dyspepsie, doivent interrompre ACARIZAX et consulter un médecin.
Maladie auto-immune en rémission
Les données sur l'immunothérapie allergénique chez les patients atteints de maladie auto-immune en rémission sont limitées. ACARIZAX doit donc être prescrit avec prudence chez ces patients.
Allergie alimentaire
ACARIZAX peut contenir des traces de protéines de poisson. Les données disponibles ne suggèrent pas de risque accru de réactions allergiques chez les patients allergiques au poisson.
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, c'est-à-dire qu'il est essentiellement « sans sodium ».