Groupe pharmacothérapeutique : antihistaminiques à usage systémique, autres antihistaminiques à usage systémique
Code ATC R06AX29.
Mécanisme d'action
Le bilastine est un antagoniste des récepteurs H1 de l'histamine non sédatif et de longue durée d'action, présentant une affinité sélective pour les récepteurs H1 périphériques et aucune affinité pour les récepteurs muscariniques.
Le bilastine a inhibé les réactions cutanées de type papule et érythème induites par l'histamine pendant 24 heures après l'administration de doses uniques.
Efficacité et sécurité cliniques
Lors d'essais cliniques menés chez des patients adultes et adolescents atteints de rhinoconjonctivite allergique (saisonnière et perannuelle), le bilastine 20 mg, administré une fois par jour pendant 14 à 28 jours, s'est avéré efficace pour soulager des symptômes tels que les éternuements, l'écoulement nasal, le prurit nasal, la congestion nasale, le prurit oculaire, le larmoiement et la rougeur oculaire. Le bilastine a contrôlé efficacement les symptômes pendant 24 heures.
Dans deux essais cliniques menés chez des patients atteints d'urticaire chronique idiopathique, le bilastine 20 mg, administré une fois par jour pendant 28 jours, s'est avéré efficace pour soulager l'intensité du prurit ainsi que le nombre et la taille des papules, de même que la gêne ressentie par les patients en raison de l'urticaire. Les patients ont observé une amélioration de leur sommeil et de leur qualité de vie.
Aucun allongement cliniquement pertinent de l'intervalle QTc ni aucun autre effet cardiovasculaire n'a été observé lors des essais cliniques réalisés avec le bilastine, même à des doses de 200 mg par jour (10 fois la dose clinique) pendant 7 jours chez 9 sujets, ni en cas d'administration concomitante avec des inhibiteurs de la P-gp tels que le kétoconazole (24 sujets) et l'érythromycine (24 sujets). Une étude approfondie de l'intervalle QT incluant 30 volontaires a en outre été réalisée.
Lors d'essais cliniques contrôlés à la dose recommandée de 20 mg une fois par jour, le profil de sécurité au niveau du SNC du bilastine était comparable à celui du placebo et l'incidence de la somnolence n'était pas statistiquement différente de celle du placebo. Le bilastine, à des doses allant jusqu'à 40 mg une fois par jour, n'a pas affecté les performances psychomotrices lors des essais cliniques ni les performances de conduite lors d'un test de conduite standard.
Les patients âgés (≥ 65 ans) inclus dans les études de phases II et III n'ont pas montré de différence d'efficacité ou de sécurité par rapport aux patients plus jeunes. Une étude post-autorisation menée chez 146 patients âgés n'a montré aucune différence du profil de sécurité par rapport à la population adulte.
Population pédiatrique
Des adolescents (12 à 17 ans) ont été inclus dans le développement clinique. 128 adolescents ont reçu du bilastine au cours des études cliniques (81 dans des études en double aveugle dans la rhinoconjonctivite allergique). 116 adolescents supplémentaires ont été randomisés vers des comparateurs actifs ou un placebo. Aucune différence d'efficacité ni de sécurité n'a été observée entre les adultes et les adolescents.
Conformément aux recommandations, l'efficacité démontrée chez l'adulte et l'adolescent peut être extrapolée à l'enfant, dès lors qu'il a été démontré que l'exposition systémique à 10 mg de bilastine chez les enfants de 6 à 11 ans pesant au moins 20 kg est équivalente à l'exposition chez l'adulte avec 20 mg de bilastine (voir rubrique 5.2). L'extrapolation à partir des données chez l'adulte et l'adolescent est jugée appropriée pour ce produit, la physiopathologie de la rhinoconjonctivite allergique et de l'urticaire étant identique pour toutes les tranches d'âge.
Lors d'un essai clinique contrôlé de 12 semaines mené chez des enfants âgés de 2 à 11 ans (au total 509 enfants, dont 260 traités par bilastine 10 mg : 58 âgés de 2 à < 6 ans, 105 âgés de 6 à < 9 ans et 97 âgés de 9 à < 12 ans, et 249 traités par placebo : 58 âgés de 2 à < 6 ans, 95 âgés de 6 à < 9 ans et 96 âgés de 9 à < 12 ans), à la dose pédiatrique recommandée de 10 mg une fois par jour, le profil de sécurité du bilastine (n = 260) était comparable à celui du placebo (n = 249), des effets indésirables ayant été observés chez 5,8 % et 8,0 % des patients recevant respectivement bilastine 10 mg et placebo. Le bilastine 10 mg comme le placebo ont montré une légère diminution des scores de somnolence et de sédation au Paediatric Sleep Questionnaire au cours de cette étude, sans différence statistiquement significative entre les groupes de traitement. Chez ces enfants âgés de 2 à 11 ans, aucune différence significative de l'intervalle QTc n'a été observée après administration quotidienne de bilastine 10 mg par rapport au placebo. Les questionnaires de qualité de vie spécifiques aux enfants atteints de rhinoconjonctivite allergique ou d'urticaire chronique ont montré une augmentation générale des scores sur 12 semaines, sans différence statistiquement significative entre les bras bilastine et placebo. La population totale de 509 enfants comprenait : 479 sujets atteints de rhinoconjonctivite allergique et 30 sujets atteints d'urticaire chronique. 260 enfants ont reçu du bilastine, 252 (96,9 %) pour une rhinoconjonctivite allergique et 8 (3,1 %) pour une urticaire chronique. De manière analogue, 249 enfants ont reçu un placebo, 227 (91,2 %) pour une rhinoconjonctivite allergique et 22 (8,8 %) pour une urticaire chronique.
L'Agence européenne des médicaments a accordé une dérogation à l'obligation de soumettre les résultats d'études avec le bilastine dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique âgée de moins de 2 ans (voir rubrique 4.2 pour les informations relatives à l'usage pédiatrique).
⚠️ Mises en garde
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.